La déviation de St-Rambert 20 ans après...
Le dramatique accident de ces derniers jours met une nouvelle fois en évidence l'immobilisme des pouvoirs publics face à une situation pourtant criante. On a coutume de dire: "Combien de morts faudra-t-il pour attirer l'attention et débloquer enfin les crédits nécessaires à la réalisation de travaux tant attendus ?".
Ouverte
à la circulation le 2 octobre 1985, longue d'un peu plus de 4 km, la déviation de St-Rambert d'Albon avait
été dès le début prévue pour 2 fois 2 voies. Mise en service avec une seule chaussée
malheureusement,
elle a malgré tout permis le désengorgement du centre de St-Rambert, et
procuré un gain de temps assez appréciable aux automobilistes pour qui notre
ville était avant tout un bouchon.
Mais étaient-ce des objectifs suffisants ? On voit bien que non, puisque cette rare portion de route assez "roulante" sur un axe bridé presque partout par des limitations de vitesse inférieures à 90 km/h ou des interdictions de dépasser, s'avère un "défouloir", où proximité de l'autoroute aidant, la vigilance ou la simple prudence sont mises à mal.
Il est inconcevable qu'une route d'une importance nationale et internationale puisse avoir été reléguée au second plan, (même si elle longe un grand axe payant ). En, effet, nous voudrions bien voir ce que cela donnerait aujourd'hui si elle n'existait plus !
Ceux qui ont toujours remis à plus tard une réponse favorable aux multiples demandes des élus locaux du Nord Drôme ont pris la lourde responsabilité du bilan que l'on connaît aujourd'hui.
Aménager la deuxième chaussée, ainsi qu'un giratoire à l'entrée nord est une exigence absolue. De la part des usagers bien entendu, mais aussi de tous les acteurs de la sécurité, sapeurs pompiers, gendarmerie, équipement, pour qui cette situation n'a que trop duré.
Il serait justice que ceux qui dès le début, avaient pris toutes les dispositions pour que cette section de la N7 soit une véritable zone de dépassement en sécurité, qui améliore la fluidité du trafic. Ces zones sont déjà assez rares dans la vallée du Rhône.
20 ans après, à part quelques arbustes et l'herbe qui a recouvert une moitié de l'espace réservé à la deuxième chaussée, peu de changement
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