Soirée du FAR sur l'agriculture bio: L'homme ne doit pas nourrir la plante, il doit se contenter de nourrir la terre... qui nourrit la plante !
S'il
est une phrase qui peut être mise en exergue, à propos de la soirée que
Foyer d'Animation a consacré mercredi à l'agriculture biologique, c'est bien
le titre de ce "papier". Il exprime assez bien la démarche de l'agriculteur
bio, qui fait confiance au sol pour bien s'occuper des plantes qu'il lui
confie.
Bien sûr, dit Bernard ZERBIB qui assurait la présentation de cette soirée en compagnie de quatre de ses étudiants en licence d'agriculture de la MFR d'Anneyron, il faut bien donner au sol les nourritures nécessaires. Mais il faut lui faire confiance et le laisser opérer touts les transformations dont il est capable pour apporter aux plantes exactement ce dont elles ont naturellement besoin... qui ne correspond pas forcément aux produits que la chimie imagine pour elles !
Il est déjà bien loin le temps des années 60, où la grande vague productiviste -qui eut tout de même le mérite de nourrir les populations de notre continent laissées pour compte par la guerre- faisait exploser les rendements. Mécanisation à outrance, engrais chimiques et remembrement ont à marche forcée contraint la nature à se plier aux exigences d'une consommation grandissante.
...Jusqu'à aujourd'hui où l'on commence à mesurer les dégâts commis, et prendre conscience de l'impérieuse nécessité de revenir à des pratiques plus respectueuses des cycles naturels, et tout simplement de la santé.
Une coopération fructueuse avec les Jardins de Cocagne
Une trentaine de personnes assistait à ce fort intéressant exposé qui définissait tout d'abord le cadre de la révolution bio: Les engagements du bio, le marché , la réglementation, l’implication des pouvoirs après le Grenelle.
Au fil des diapos numériques des intervenants, on put prendre conscience du caractère extrêmement rigoureux des cahiers des charges encadrant l'agriculture et le maraîchage bio. Les contrôles effectués pour décerner ou maintenir l'agrément bio sont très pointilleux et s'attachent au moindre détail. De quoi asseoir solidement un capital confiance dont la crédibilité doit pouvoir combattre durablement les excès du conventionnel.
Mais cet aspect purement qualitatif n'est qu'une composante de l'ensemble de la démarche bio qui se veut "relocalisante, créatrice d'emplois, et surtout respectueuse de l'écologie à l'échelle de la planète toute entière.
Nous soulignerons aussi la méthode de l'exposé, très vivante et partagée entre les cinq intervenants, chacun selon son secteur de prédilection. A noter que les Jardins de Cocagne (dont le webdo publie fréquemment le bulletin "La feuille de chou") ont apporté un précieux concours à l'information sur ce temps fort.
Le public a passé une excellente soirée, renouant grâce à une équipe motivée avec une des activités "phares" du FAR (Excusez du jeu de mots !)
Nos photos: Vue partielle de l'assistance
Avec leur professeur Bernard ZERBIB, les quatre étudiants ont apporté compétence et enthousiasme.