Assemblée générale de l'ASER: Bien des interrogations sur un projet d'antenne relais sur le toit de la mairie.

 

L'association pour la sauvegarde de l'environnement rambertois (ASER) tenait vendredi soir son assemblée générale à la salle du centre social municipal. Une "AG" pas comme les autres puisqu'il s'agissait de la dixième, à savoir celle qui marquait le 10ème anniversaire de l'association. Pour la  circonstance, le bureau avait bien fait les choses et la salle de réunion lumineuse mais d'une blancheur d'habitude assez neutre s'était parée des couleurs de l'environnement. Et surtout de pas mal de photos et documents retraçant les préoccupations de l'association.

La Présidente Mme Thérèse PERRET souhaitait la bienvenue aux  adhérents et sympathisants de l'association, et remerciait de leur présence  M. Gérard ORIOL, maire de St-Rambert, Mme Coindet, adjointe à l'environnement et Mme Estelle Mounier, conseillère déléguée, et M.Girardin, Président de "Sauvons notre futur" de Sablons. Rappelant que cette assemblée générale était celle du 10ème anniversaire de l'ASER, elle indiquait le déroulement de la séance. Celle-ci commençait par la lecture du bilan d'activités, effectué par la secrétaire Mme Jacqueline Monchaux.

 

Pas en "odeur de sainteté", le dossier SARIA fut à l'origine de la naissance de l'ASER. Bref historique.

C'est à l'été 2002 qu'un groupe d'habitants de St-Rambert ( la future ossature de l'ASER ) se saisissait d'une question on ne peut plus brûlante et "pas en odeur de sainteté" c'est le cas de le dire, le dossier SARIA.

Spécialisée dans la collecte et le traitement des carcasses animales, la société SARIA cherchait en Nord Drôme un lieu d'implantation pour une sorte de "dépôt relais de regroupement" avant expédition définitive de ses chargements  vers un centre d'incinération dans l'Allier. Quoique indispensable et d'utilité publique,  (tout le monde le reconnaît ), cette activité implantée près d'une grande zone d'habitation comme la notre eut généré, on s'en doute, d'épouvantables nuisances olfactives. A l'époque, c'était bien connu, les camions de collecte de la SARIA  embaumaient délicieusement les narines des passants...et des riverains assez loin à la ronde. Cette nauséabonde réputation était parvenue chez nous comme ailleurs. .

Personne n'en voulait mais...

Fort tentée par des promesses de dotations officielles sonnantes et trébuchantes, la municipalité rambertoise de l'époque avait  en plein cœur de l' été, proposé à son ordre du jour du 14 août 2002, l'autorisation de cette implantation sur le territoire de la commune( dans le secteur de l'actuelle station d'épuration).

Le projet de délibération qui mit le feu aux poudres

Indirectement, on savait que le dit projet était "dans les tuyaux" . Mais rien jusque là n'avait officiellement été mis sur la place publique, et présentée la veille du 15 août dans la torpeur de l'été, la "délib" avait ses chances. La quinzaine d'habitants mobilisée autour du sujet se tenait donc prête, et dès que fut connu officiellement l'ordre du jour de la réunion 14 août, soit 5 jours avant, ce collectif qui se tenait dans les "startings blokcs" distribua dans tout St-Rambert un court tract informant les habitants de ce qui se tramait. et du jour et l'heure de la réunion.

Jamais une réunion de l'assemblée municipale rambertoise n'eut autant de spectateurs... au moins 150, plutôt contre ! Alorsprudemment, se joignant à l'opposition, plus des deux tiers du groupe majoritaire votèrent contre. La question était réglée pour St-Rambert. Ce furent les St-Valliérois qui héritèrent de la menace du dit "bébé", et durent batailler ferme pendant des années pour ne pas être parfumés.

 

Au fil des dossiers

Jacqueline Monchaux rappela ensuite les principaux dossiers auxquels l'ASER eut à s'intéresser au fil des années

    La construction de la station d'épuration

    Le risque de déversement aux rives de St-Rambert de produits de dragage du Rhône  à forte teneur en PCB

    La décharge sauvage de la Tulandière (proche du parc)

    La création de la voie verte Via Rhona

    La question du stationnement de gens du voyage au bord de la rivière des Claires

    Les fientes de pigeon en abondance dans les rues de St-Rambert

    La pollution lumineuse

    Les déjections canines

    Le projet d'antenne relais pour le haut débit internet

    Les gazs de schistes

    Les futurs ilots de propreté

 

Au fil de l'exercice 2011

La secrétaire rappela aussi les actions de l'année écoulée:

    Alerte sur les odeurs de la station d'épuration ( disparues depuis le printemps grâce aux interventions de la SDEI selon le maire...

    et suite aux courriers de l'ASER selon ses responsables !

    Une aide financière à l'association VIVRE, attaquée en justice par la Sté GDE

    La participation au nettoyage de printemps initiée par la municipalité

    La présence régulière aux réunions du Conseil municipal

    Présence dans les instances des associations amies

    Divers courriers

 

Les réponses du maire

Attendu à une autre réunion, le maire tint cependant à assister à l'énoncé du rapport d'activités et répondre si possible à certaines questions. Heureux d'avoir des réponses pour presque toutes au point de craindre dit-il d'être suspecté de connaître les questions à l'avance, il buta quand même sur quelques unes dont la dernière avait trait à une prochaine délibération... l'antenne relais.

 

Antenne relais, dont apparemment son antenne personnelle ne l'avait pas sensibilisé aux réactions et au tollé qu'elle pourrait susciter. Car le moins qu'on puisse dire, c'est que 10 ans après le dossier SARIA, la perspective d'avoir en plein coeur de St-Rambert, sur le toit de la mairie, une antenne WIFI pouvant être assez nocive au moins dans un rayon de 100 m a de quoi inquiéter les plus proches riverains. Là, plus question d'odeurs, mais le reste ? La question sera traitée à la réunion du Conseil du 30 Janvier dit-il. Et en présence d'un représentant du Conseil Général de l'Isère ( La zone de couverture de la dite antenne serait le nord Isère !!! ), et d'un représentant de la société installatrice.

Pour les PCB dit-il, le problème est réglé, les dépôts des boues draguées n'auront pas lieu aux rives de St-Rambert

Pour les gens du voyage, projet d'un lieu d'accueil officiel au delà de l'autoroute

Ilots de propreté: Une réunion est prévue mais la date n'est pas encore connue.

Fientes de pigeons: Après l'échec de l'option "rapaces", on va essayer un système anti atterrissage sur les secteurs les plus exposés

Décharge sauvage de la Tulandière: Les riverains exigent que le terrain concerné soit reboisé au prochain PLU, conformément au classement initial vert.de cette zone. Cela passe d'abord par un piquetage effectué par un géomètre précise le maire.

Pollution lumineuse: Le maire: Pourquoi pas un essai d'extinction entre minuit et 5 h. du matin comme à Bourg de Péage. Il y aurait 30% d'économie d'électricité à la clé, et en plus, moins de "nuisances nocturnes". Chiche ! En 2011, la facture énergétique de la commune a été de 100 000 € !

 

Le Président Girardin, président de l'association Sauvons notre futur, invité de la réunion rambertoise, indiqua les thèmes d'intervention de son association:

Le dossiers GDE, qui n'avance pas vite et qui vise  l'association VIVRE à travers une plainte en justice

Le dossier TREDI, portant sur des rejets d'eau suspecte dans le Rhône

Le Suivi Environnemental global dont les données seront bientôt transmises à l'association pour qu'elle puisse les étudier

Un point chaud, enfin, c'est encore le cas de le dire, la température du Rhône en été: 29 à 30° dans notre secteur. C'est un des 5 points noirs observés en Rhône-Méditerranée-Corse ! A méditer !

 

 

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