Conseil municipal: La tempête après le calme !

 

Etait-ce l'effet de la rentrée des classes ? L'atmosphère était plutôt détendue à l'ouverture de cette réunion de rentrée. Très peu d'absents, un "ovale" presque plein, on aurait dit que l'heure était aux bonnes résolutions. Effectivement, après l'énoncé par le maire d'une longue liste de décisions, (interruption des vacances oblige sans doute), l'ordre du jour semblait se dérouler sans accroc particulier, même sur des points qui, comme ceux touchant à la construction de la nouvelle école, ne devraient pas longtemps rester sans conséquence. Nous aurons tout de même appris que le coût de la partie "construction-déconstruction" du 1er chantier ( terrassement plus de 75 000 €, gros œuvre plus de 76 000 € et remise en état du terrain prèes de 56 000 €) dépasse largement les 200 000 € ! Pour l'heure, l'entreprise Roux Cabrero ayant déclaré forfait, on est à la recherche d'un nouveau prestataire pour le gros œuvre.

Au fil de l'ordre du jour, Il faudra attendre la désignation de 6 membres à la commission intercommunale des impôts directs ( Point n°8), pour que par la voix de son leader Vincent BOURGET. l'opposition fasse sa rentrée à elle  "Si éventuellement vous n'avez pas de candidat, nous nous en avons ... et pour le coup nous ne demanderons pas le vote à bulletin secret ! "... Mais bien entendu, la majorité avait les siens, déclenchant par le fait la procédure d'un vote à bulletin secret ... qui recueillait 22 voix pour la liste majorité, 1 bulletin blanc  et 6 voix pour la liste opposition.

 

Explosion de la consommation d'eau potable entre 2009 et 2010 (+ 44%): Pourquoi ?Après cette occasion donnée à chacun des deux camps de marquer son territoire, la réunion se poursuivait sans autre forme d'escarmouche, et très logiquement l'examen des rapports du délégataire des services publics (point n°10) suscitait plusieurs questions. comme le mystère de l'augmentation de la consommation d'eau potable.

Mais curieusement, alors qu'il s'agissait de donner son avis sur le travail d'un prestataire de service de la commune (SDEI, Suez-Lyonnaise des eaux), seuls s'exprimaient les représentants de l'opposition, comme si ceux de la majorité adoptaient d'emblée en bloc les dits rapports ! Il y avait pourtant matière à question : Par exemple, Jean Marc TAIRRAZ s'étonnait  de l'augmentation considérable de la consommation d'eau potable entre 2009 et 2010: de 294416 m3 à 424 513 m3 ! Y a t-il eu une augmentation si considérable des abonnés alors que le nombre des permis de construire  a été officiellement en régression? Personne dans l'exécutif n'a avancé d'explication à ce sujet !

 

L'intérêt de "mettre son nez" là où il faut !

A propos de l'assainissement, les mêmes lecteurs attentifs des rapports officiels notaient une très grande fréquence des interventions au niveau de la collecte des eaux usées (dispositifs de relevage ) et de la station d'épuration. Vincent BOURGET notait avec satisfaction que c'est sans doute une question de l'opposition qui avait motivé en juin 2010 le doublement des extractions journalières de boues...  et la diminution de certaines odeurs bien désagréables. D'où l'intérêt parfois de mettre son nez là où il faut !

 

Une place Charles de Gaulle à St-Rambert ?

Le point n°11 traitait des dénominations de rues. Si la jeune et dévouée conseillère Estelle MOUNIER se voyait confier le soin d'annoncer que le quartier du port de Champagne verrait toujours son nom associé à celui du bac à traille, le Maire lui même suggérait qu'une "réflexion sur la dénomination future de la place de la mairie" pourrait aboutir à ce qu'on lui donne le nom de Charles de Gaulle... Mais ce n'est qu'une réflexion s'empressa-t-il d'ajouter ! A suivre ! Faut-il voir dans cette soudaine inspiration la volonté de faire oublier la précipitation de certaines  initiatives en matière de dénomination publique?

De plus, dans la mesure où jusqu'à présent à St-Rambert d'Albon, très peu de personnalités nationales ont donné leur nom à des lieux publics (sauf en référence à de dramatiques circonstances comme Jules Védrines par exemple), la dite réflexion ne s'élargit-elle pas un peu trop ?

 

Feu des questions orales, c'est la rentrée !

L'opposition avait pour sa part fait parvenir 48 heures à l'avance un certain nombre de questions dites orales.

Accueil