Même si son ordre du jour était relativement anodin, la dernière séance du conseil municipal ne s'est pas moins déroulée avec en toile de fond la question du déménagement du projet de l'école de Fixemagne, dont le coût pour la commune fait encore mystère malgré le chiffre annoncé de  150 785 € TTC. En effet, d'aucuns dans le groupe d'opposition doutent qu'on n'en restera pas là, et la facture totale, demandée et promise à plusieurs reprises n'a toujours pas été présentée.

 

Pour l'heure, le maire s'attache plutôt à mettre en avant les avantages de la nouvelle implantation par rapport à l'ancienne: 15000 m2 au lieu de 13000, accès et parking plus facile etc... Le géomètre est actuellement à l'œuvre dit-il, et les travaux ne sauraient tarder pour que tout soit fin prêt à la rentrée 2012.

 

Le taux des impôts locaux n'augmente pas cette année, et il a été voté sans surprise par la majorité. L'opposition s'est tout de même abstenue  compte tenu des questions récurrentes qui président à cette apparente stabilité:  Un recours massif à l'emprunt, une dépendance très forte des recettes ponctuelles dues à un niveau de construction de maisons individuelles beaucoup plus élevé que ne l'admettent  les normes du futur PLU, et les incidences financières futures des péripéties actuelles

 

Tandis que la question n°7 portant sur le prix des repas fournis par la Sté SODEXO pour les cantines et les personnes âgées est pointée par l'opposition qui y décèle une augmentation de 8 centimes d'euro alors qu'ils sont annoncés inchangés, l'annonce d'une convention EOVI Mutuelle Drôme Arpica pour la complémentaire santé du personnel suscite également une question du groupe conduit par Vincent BOURGET. Pourquoi une telle annonce alors que cela n'a aucune incidence financière pour la commune ? Effet d'annonce ? Par ailleurs, du fait de la présidence de cette caisse par Mme la première adjointe, et bien entendu sans que cela n'implique en aucune manière le caractère bénévole de cette fonction et la probité de sa titulaire,  l'opposition demande pour le principe qu' elle ne prenne pas part au vote de la délibération. En effet, même bénévoles, les représentants de personnes morales sont responsables de l'entité qu'ils représentent..

 

La question n° 10 portait sur le nombre de journées d'accueil de loisirs pris en charge par la Communauté de communes au titre de sa compétence dan le domaine enfance-jeunesse. Alors que la rédaction de la 2ème partie de la délibération laissait entendre selon V.BOURGET

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qu'on faisait à ce partenaire le procès d'intention de ne pas vouloir couvrir la totalité des chiffres prévus, l'adjointe responsable Mme SAUVIGNET demandait pourquoi la CCRV ne prenait en compte que l'exacte réalité des effectifs dans les catégories où ils étaient inférieurs aux prévisions, et ne la prenait pas dans les catégories où elle était supérieure. Ce qui a fait dire aux représentants de l'opposition qu'il serait grand temps pour la commune de St-Rambert de rechercher dans l'intérêt de tous une meilleure qualité de relation avec ses partenaires extérieurs ! Même remarque pour l'opération "petits boulots d'été", sorte de récent doublon local de l'opération "jobs d'été" mise en place historiquement par le Point Information Jeunesse il y a de nombreuses années ! Une meilleure coordination ne ferait de mal à personne lançait Jean Marc DUCOIN lors d'une question orale .

 

Un "comité d'usagers" au centre social et culturel municipal

Un "comité d'usagers" vient de voir le jour au Centre Social et culturel municipal. La création effective de cette "instance de consultation et de coopération" qui a déjà été relatée dans la presse plusieurs jours avant, venait officiellement en délibération le 28 avril seulement... Qu'à cela ne tienne, ce comité d'usagers comprend  certes 6 usagers qui représentent les divers secteurs centre social et culturel municipal, mais aussi 8 représentants de la municipalité (dont le maire), et 3 représentants du personnel du centre.

Bien difficile dans ces conditions qu'ils puissent peser de manière quelconque dans les décisions. Pierre CHAUTARD soulignait qu'à une autre époque, tous les postes du conseil d'administration de la structure équivalent au centre social à St-Rambert étaient soumis au vote de l'assemblée générale. Pourquoi a-t-on si peur de laisser un peu de pouvoir aux usagers demandait-il ?

 

Comme nous le disions en introduction, pour la plupart posées par Jean Marc DUCOIN, les questions orales  témoignaient du soucis de l'opposition municipale des conséquences induites par les "errements et approximations" du maire sur le dossier de l'école de Fixemagne. Au point de vue des finances, mais aussi des conditions de la rentrée prochaine qui ne bénéficiera pas de la livraison des 6 premières classes de l'établissement.

 

Quant à la question sur la liste des projets immobiliers en cours sur la commune, le maire estime qu'il a d'autres priorités que de répondre à une telle demande.

 

 

      Echos du Conseil Municipal