Quand les élèves du collège F.BERTHON soutiennent un village du Népal

 

Chaque année, le collège Fernand BERTHON se met en relation avec une ou plusieurs associations humanitaires dans le double objectif de faire découvrir le monde aux élèves tout en soutenant une action d'aide et de développement.

 

Ainsi, après la visite en 2010 de la chanteuse Malgache "Batouly", au titre de l'association "Kantana" (pour la récolte et la distribution de biens à Madagascar et en Afrique), et le cross contre la faim (financement de pompes au Tchad), le CDI du collège recevait ce lundi M. Guy BOUCHET, de l'association "Samdo avenir", pour remettre à son association un chèque de 80 €.*

 

Créée en 2007, cette association est constituée d'une équipe de bénévoles franco-népalais dont une des premières actions concerne le petit village népalais de Sambo, niché à 3800 m d'altitude, auquel on ne peut accéder que par un col de 5200 m !

L'association y est intervenue notamment par la construction et le financement de l'école (y compris le salaire des enseignants), et le parrainage des enfants du village. Mais elle s'implique aussi dans le développement économique (artisanat des femmes, développement de l'accueil touristique) ainsi que l'aide médicale.

 

Un diaporama à la fois intime et grandiose

Guy BOUCHET est un de ces nombreux amateurs de haute montagne qui un jour vont découvrir l'Himalaya et voir de près le "toit du monde". Mais pour certains d'entre eux, (sans doute moins nombreux ?) la réalité de la vie des habitants qui peuplent cet univers incroyable est apparue à la fois dans sa dureté et sa grandeur. C'est la quatrième fois qu'il va au Népal et la deuxième fois qu'il "pose son sac" à Samdo. Et il n'y est pas allé les mains vides. L'association apporte une aide très concrète qui s'effectue avec la totale participation d'une population qui est tout sauf passive.

 

Le diaporama qu'il a présenté lundi, ce n'est pas le "show", même méritoire, de célèbres émissions de télévision à gros budget. Non. C'est le reportage tout simple et sincère de quelqu'un qui est un peu plus qu'un touriste, et qui en en utilisant les outils les plus ordinaires, ramène quelque-chose de différent. Et ces photos d'intérieur, ces poses en famille, ces portraits qui dans la forme ne sont ni plus ni moins que ceux que nous faisons le dimanche avec notre petit numérique, ont une force extraordinaire: Par des attitudes devant l'objectif tout à fait semblables à celles des personnages de notre propre famille,  ceux qu'on y montre sont comme nous. Mais ils vivent autre chose, surtout sur fond d'azur et de sommets glacés.

 

"Pourquoi ils ne déménagent pas ?"

Alors les questions fusent. A celles qui ont été préparées -parce qu'on ne vient pas sans rien- qui révèlent une curiosité tous azimuts des élèves ( métiers, modes de transport, système politique etc...), succèdent quelques unes dont la spontanéité touche parfois aux questions essentielles..."Pourquoi ils ne déménagent pas ?" demande un garçon qui a délaissé son calepin.

La question appelle sans doute la plus noble des réponses. Sans avoir recours aux grands discours, l'intervenant énonce les arguments les plus indiscutables. "Pourquoi iraient ils s'entasser autour de la capitale Katmandou, où ils ne trouveraient pas de travail et n'auraient  même plus de terre et d'élevage pour les faire vivre ?"

A l'échelle de la planète, c'est toute la problématique de l'émigration qui est posée là, sans fioritures. Et la prise de conscience que plus de partage et de solidarité aideront l'homme à mieux vivre sur la terre où il est né.

 

Notre photo: En présence du conseiller d'éducation M. FOURNIER, les élèves remettent le chèque à M. BOUCHET

* Même modeste, cette somme qui est le résultat du prélèvement d'un demi euro par participation de chacun des élèves  aux sorties du Foyer socio éducatif, peut financer un mois de nourriture de la cantine scolaire où mangent les enfants du village à midi.

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