Echos du Conseil Municipal
Le Conseil municipal s'est réuni vendredi soir sous la présidence du maire M. Gérard ORIOL L'ordre du jour était copieux et éclectique, et notre propos n'est donc pas ici de transcrire l'intégralité des débats. Mais comme toujours, certaines questions se sont particulièrement mises en relief.
C'est la question n°6, concernant l'achat par la commune de 5375m2 de terrain aux Champagnères qui a déclenché le premier "tir de barrage" de l'opposition. Pourquoi faire ? demande Vincent BOURGET. Est-ce comme la dernière fois -aux Fouillouses- pour réserver de la terre à d'éventuels jeunes agriculteurs qui voudraient s'installer ? Non répond le maire qui déclare en substance qu'il s'agit de soustraire ces terrains à une destin de décharge sauvage. Le groupe d'opposition s'est montré peu convaincus par la réponse.
Les remboursements de frais de déplacement au Congrès des maires (Point n°14) ont aussi fait l'objet d'une demande d'éclaircissement, aucune somme n'étant mentionnée dans le projet de délibération. Ces sommes sont finalement indiquées (479,50 € hors hôtel), et contrairement à l'an passé, ne concernent cette année que des élus MM ORIOL, VALALTA et EPINAT
Le changement de dénomination de certaines rues et impasses (question 15 *), au prix d'un gros travail de plusieurs élues et élus, soulève aussi la question du rôle de la commission d'urbanisme. Elle n'a pas été convoquée déplore les conseillers d'opposition, qui déplorent une fois de plus le peu de cas que l'on fait de l'existence de cs structures intermédiaires de la concertation démocratique.
Une motion contre "les activités polluantes du site industriel Salaise-Roussillon" est proposée à l'adoption. Après avoir constaté les nuisances engendrées par ces activités, elle demande notamment à Monsieur le Préfet de l'Isère "qu'il prenne toutes les mesures nécessaires pour faire contrôler par les services en charge des installations classées si l'exploitation in situ des ces différentes industries correspond bien aux arrêtés préfectoraux d'autorisation notamment en terme de quantité des rejets de toute nature dans l'atmosphère". Ce texte est adopté à l'unanimité moins une abstention motivée par la nature même des arrêtés dont il s'agit d'exiger l'application. En effet, d'importantes manifestations d'associations et d'élus des communes voisines se sont récemment inquiétées de leur tolérance notamment en matière de rejet de dioxine.
Questions orales:
La distribution des colis de Noël, monopole de la majorité ?
Parmi les questions orales ( procédure ouverte à tout élu mais dont seule l'opposition se sert ), Mme Audrey DELALEX réitérait la demande des conseillers d'opposition d'être associés à la distribution des colis de Noël aux personnes âgées. Absolument pas question rétorque le maire qui semble faire de ce "bon rôle" le domaine réservé de la majorité. ( Même si l'enveloppe colis de Noël est financée par tous les contribuables ajoute V.BOURGET )
Où sera installé le défibrillateur ? dont la commune a été dotée demande le chef de l'opposition. Il semble que cet appareil, dont la multiplication serait souhaitable vu l'importance de la population, doive être installé prioritairement dans des lieux à haut risque, sportif en particulier, mais surtout qu'une formation soit dispensée pour les dépositaires.
Quelle attitude vis à vis des gens du voyage ? Ceux-ci se sont installés sur les lieux de l'ancienne piscine, après qu'il leur ait été demandé de quitter les bords du Rhône souligne V.BOURGET. Qu'entendez vous prendre comme dispositions, compte tenu des obligations faites par la loi aux collectivités locales et territoriales ? Pour l'heure, le maire indique qu'il a saisi la gendarmerie nationale, ajoutant que les intéressés se seraient branchés illégalement aux installations du stade de foot. Curieux et à vérifier !
Sans tambour ni trompette...
Parmi les griefs retenus contre le leader de l'opposition, le maire déplorait que celui-ci n'ait pas joué avec l'harmonie pour le 11 novembre. J' étais pourtant bien présent répondit-il et substance, et en tant que conseiller, ma place est autant aux côtés de mes collègues que derrière mon instrument. Enfin ajouta-il toujours en substance et trouvant la remarque saugrenue, c'est quand même une question de liberté individuelle qui ne vous concerne pas !
Jardins partagés: La commune doit poser des règles fortes
18 000 m2 de terrain communal au nord de la rivière des Claires doivent être mis à la disposition d'une expérience de "Jardins partagés" promue par le centre social. Une question de Pierre CHAUTARD demande quelles dispositions compte prendre la municipalité pour faire en sorte que ce beau projet social soit bien équitable et n'oppose pas les vues plutôt individualistes de nombreuses personnes candidates à la mise à disposition gratuite d'un lopin, à la dimension plutôt collective, âme du projet tel qu'il est présenté par l'association lyonnaise "passe-jardins" qui le piloterait dans un premier temps ?
Une longue réponse écrite du maire n'apporte pas de précisions quant à ce que compte faire la municipalité, qui adhère aux grands principes et s'en remet simplement aux désidératas des usagers. Il serait dommage précise l'auteur de la question, que toutes les précautions ne soient pas prises pour assurer la réussite du projet et éviter que certains dérapages ne montent une fois de plus les rambertois les uns contre les autres.
* Le CR 3 devient "route des champs"
Le VC 45 devient "route de la ferme"
L'impasse de la rue des Collières devient "impasse du Bois Dufour"
L'impasse de la route du Rosay devient "impasse du Rosay"
L'impasse de la rue du puits devient "Impasse du puits"