Le galet ou la géologie en mouvement...

 

L'édition 2010 du salon du livre, organisé par la Bibliothèque atout livre, comportait cette année  un évènement culturel avec la présence de l'exposition Autour du galet. Cette manifestation qui avait obtenu en 2008 le label de l'année internationale de la planète terre, était soutenue par le Conseil général de la Drôme.  L'initiateur de cette exposition M. Georges BRENNER avait accepté de venir présenter l'exposition au public rambertois vendredi soir à la salle des fêtes.

Parcourir les panneaux d'une expo, surtout sur un thème qui n'est pas réputé facile, requiert toujours  attention et concentration. Et avoir à sa disposition celui qui l'a conçue est un privilège qui n'a pas échappé à l'assez nombreux public. Marie Jo Roche et l' équipe d'atout livre avaient bien disposé les choses pour que l'exercice soit abordable et plaisant. Le talent du conférencier devait faire le reste...et l'a fait avec beaucoup de brio.

Pas de savantes envolées au menu. Par un discours simple et attractif, Georges BRENNER, ancien maître de conférence a su capter le public et rendre simple et audible le contenu des divers panneaux présentés.

 

La formation des galets est le résultat de l'érosion et du mouvement

De l'eau, du sable et de la pente, tels sont les trois ingrédients nécessaires à la formation du galet. Du Briançonnais à la Valloire, qui est l'un des nombreux exutoires du delta de l'ancien fleuve débouchant de la Cluse de Grenoble, les eaux ont charrié au fil de millions d'années des roches provenant des divers massifs calcaires (Vercors, Chartreuse) ou granitiques (Oisans, Belledonne...).

Si le mouvement de l'eau et le polissage progressif du sable et des frottements transforment à tous les coups des cailloux saillants en objets arrondis et lisses, la grande diversité des roches originelles fait que cohabitent dans nos champs de nombreuses sortes de galets.

Du Miocène au quaternaire (pour faire "court" !), les eaux et le gel ont arraché aux massifs des quantités faramineuses de blocs gros ou petits, qui au fil des millénaires ont apporté sous nos yeux ces petites merveilles. Les plus dures ont souvent servi à la construction de nos belles maisons de galets (quartzite) et  les autres, grâce au phénomène de l'altération chimique ( de surface ) ont formé la glaise, la "soupe" dit G.BRENNER où elles ont acquis leur belle couleur ocre.

 

Les barrages, premiers ennemis de la belle mécanique qui forme le galet

En interrompant les fluxs et courants qui les transportent depuis la nuit des temps, les barrages construits par les hommes risquent de compromettre la mécanique naturelle qui conduit au galet. Ainsi, pour nous qui vivons au dessus d'une "mollasse" miocénique elle même issue de la destruction de roches -qui sont passées elles aussi obligatoirement par le stade du galet-, nous risquons de ne plus en voir arriver de nouveaux. Là encore, comme en bien d'autres domaines de la nature, la main de l'homme enraye les processus naturels.Et on a bien raison de le faire savoir !

 

Photo: Le public était venu assez nombreux (au 1er rang M. le Maire) écouter les explications de Georges BRENNER



 


 

 

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