GDE: Olivier DUSSOPT, Député de l'Ardèche, Maire d'Annonay,
s'inquiète de certaines autorisations accordées par la préfecture de l'Isère
Au mois de mai dernier, l’association « VIVRE » m’avait interpellé sur les
pratiques de la société Guy Dauphin Environnement (GDE) de Salaise et plus
particulièrement sur le non respect de la réglementation en vigueur
concernant les broyeurs industriels. En effet, le broyeur, censé n’émettre
que des poussières, rejette aussi des gaz toxiques et cancérigènes tels que
des composés organiques volatils (COV) et des dioxines.
A ce titre, et soucieux des conséquences de telles
pratiques sur la santé des riverains, j’avais décidé d’appeler l’attention
du Préfet de Région à ce sujet afin de lui demander d’inciter la société GDE
à réaliser des travaux de mise en conformité, au regard de l’article 514-7
du code de l’environnement. Par ailleurs, j’avais interpellé le Ministre de
l’Ecologie en déposant une question écrite au Gouvernement lui demandant de
bien vouloir clarifier la réglementation relative aux broyeurs industriels.
Malgré ces différentes interventions et la
mobilisation des associations de riverains sur ce dossier, la Préfecture de
l’Isère a pris un arrêté préfectoral, en date du 22 septembre dernier,
autorisant la société GDE à émettre des dioxines avec le même seuil que
celui des incinérateurs (0,1ng/Nm3) mais sans les contraintes réglementaires
associées que sont le traitement et le filtrage de ces gaz.
Cet arrêté préfectoral s’apparente à un coup de
massue porté aux associations de riverains qui se mobilisent depuis
plusieurs mois sur ce dossier. En effet, cette décision semble donner à la
société GDE un permis de polluer au détriment de la santé des populations
locales. Aussi, je regrette profondément que les représentants de l’Etat
donnent l’impression de faire si peu cas des inquiétudes légitimes des
riverains.
Dès lors, je tiens à apporter mon soutien aux associations de riverains et reste mobilisé, à leurs côtés, pour faire entendre leur voix et trouver une issue positive à ce dossier.
Olivier DUSSOPT