Roger DESSEMON
Nous avons appris le décès, à l'âge de 59 ans, de Roger DESSEMON, fils aîné de l'ancien adjoint au maire Gilbert DESSEMON.
Tous ceux qui le connaissaient sont frappés par la brutalité de la disparition de cet autodidacte sportif et dynamique qui effectua une grande partie de sa carrière à Rhône Poulenc puis à Rhodia.
Il était en retraite depuis peu d'années, et confirmait toujours plus son grand appétit de connaissance, notamment en matière d'histoire locale.
On lui doit de nombreux articles et des ouvrages dont le premier, "Le Rhône, un fleuve, des hommes", (1) a suscité depuis sa sortie en 1983, le très vif intérêt des amateurs, puis des spécialistes universitaires pour la richesse et l'éclectisme de sa documentation.
Habité par une véritable passion de la découverte, Roger DESSEMON ne comptait plus les centaines d'heures passées aux archives drômoises, pour faire la lumière sur tel ou tel personnage historique local (2) ou sur la véritable histoire des monuments dont les ruines ont été recouvertes par nos maisons et bâtiments publics.
Peut être archiviste dans l'âme lui même, il avait constitué une impressionnante banque de données, sans doute en vue de publications futures.(3)
L'interruption de cet élan est sans doute très regrettable pour l'écriture et la diffusion de l'histoire rambertoise, dont les chantres ne sont pas si nombreux, aux côtés d'un Pïerre MARTIN dont l'œuvre l'avait sans doute influencé.
Au Foyer d'Animation, nous avions eu avec lui une fructueuse collaboration.
En 1981 par l' évocation très remarquée du poète Drômois Jean Marc BERNARD, installé à St-Rambert juste avant la guerre de 14..
En 1983, c'est sous son impulsion que fut organisée une des plus importantes animations culturelles qu'ait connu notre ville: Celle consacrée au Rhône et à son histoire, au fil d'une magnifique exposition et de l'ouvrage cité ci-dessus.
Ce photographe de talent (Créateur de l'atelier photo rambertois au sein du FAR), reconverti au numérique, avait envie de voyages et de mille occasions de satisfaire son immense soif de savoir.
Le destin en a voulu autrement. A son épouse Liliane, à ses enfants et à toute leur famille, nous présentons nos très sincères condoléances.
(1) La couverture avait été illustrée par Maurice FEBRINON
(2) Il avait beaucoup travaillé récemment sur la vie de Jules VEDRINES
(3) Voir " Une histoire rambertoise" http://histoire.rambertoise.free.fr