Le dernier coup de cet été...
Des
"webdonautes" se sont émus de voir disparaître simultanément toutes les
boîtes aux lettres de proximité, que les PTT mettaient depuis des décennies
à la disposition des rambertois les plus éloignés du bureau de poste. Ces
boîtes, dont les levées n'étaient pas exagérément fréquentes c'est le moins
qu'on puisse dire, ont rendu aux moins mobiles d'entre nous d'éminents
services. Mais sans doute étaient-elles devenues un luxe absolument
outrancier et inadmissible à une époque où il est question d'aller chercher
son courrier soi même; C'est le progrès ! Les internautes, il est vrai, ne
sont pas directement victimes de ce recul du service public. Mais ils ne
sont pas insensibles non plus à ce nouveau coup porté au modestes commodités
dont pouvaient encore bénéficier ceux qui n'ont pas d'ordinateur. Le fossé
se creuse
A quoi sert-il pendant ce temps de célébrer à grands frais l'image des pionniers de la poste aérienne. Une partie seulement de ce que coûtent certains ornements en la matière aurait suffi à maintenir les levées des services PTT -terrestres- de proximité.
L'opération dévissage des boîtes a été réalisée dans la plus grande discrétion. Seuls quelques trous et coulées de tartre témoignent de bons et loyaux services des boîtes de quartier.
Notre photo: Comme un fantôme, l'émouvante empreinte d'une des dernières boîtes, avenue de Marseille. Même partie, elle a encore des choses à dire