Le prix du décors de substitution de la place de la mairie: 47 000 €
Une question brûlait les lèvres de beaucoup de conseillers municipaux de l'opposition bien sûr, (mais peut être aussi d'autres), qui ont appris, suite à une question de Jean Marc TAIRRAZ le coût total de l'opération qui est en train de se dérouler place de la mairie. Le maire répondait en annonçant des chiffres qui, pour la remise en état des jets d'eau, l'achat de la réplique "métaloflorale" *de l'avion de Jules Védrines, et la réalisation des diverses maçonneries représenterait un total de 47 000 € ! Beaucoup ne peuvent pas s'empêcher de rappeler que pour les seules installations aquatiques dont une bonne part vient d'être comblée et bétonnée, plus de 130 000 € de dépenses avaient déjà été réalisées. Ce qui porte à près de 180 000 € le prix de la décoration de cette partie de la place de la mairie.
Décidemment, soulignait en substance Vincent BOURGET, rien n'est trop beau... (ou plutôt trop cher) pour l'embellissement de la place de la mairie, quand on pense aux immenses besoins non satisfaits qui existent par ailleurs dans la commune.
De la notion d'utilité publique...
Lorsqu'il est question de l'achat des "tènements" immobiliers nécessaires à l'aménagement du carrefour de la rue de l'église et de la rue de Marseille, le leader de l'opposition déplore que les prix offerts approchent le maximum légal.(Prix des domaines + 10%). C'est encore les rambertois qui vont payer ces largesses dit-il, quand des procédures fondées sur l'utilité publique de ces investissements permettrait de réaliser quelques économies. A moins que cette "utilité publique" ne soit pas si évidente, dit-il en réponse au maire qui dit ne pas avoir envie d'engager la commune dans les procédures judiciaires que cela pourrait entraîner !
L'emploi ou les dangers ?
Une question cruciale s'est posée lorsqu'a été évoqué l'enquête publique sur l'agrandissement
Un Leclerc qui continue de créer des divisions !
Pas claire la position sur le Leclerc. Toujours tiraillés par la position d'un commerce local dont beaucoup de membres pensent que le Centre Leclerc va lui porter un coup fatal, et le raisonnement assez juste qui dit "mieux vaut l'avoir sur la commune et profiter de ses recettes fiscales que l'avoir à nos portes, y voir nos compatriotes y effectuer leurs achats et voir les recettes fiscales nous passer sous le nez", les décideurs que sont par nature les élus de la majorité doivent "manger leur chapeau". Et quand en plus se profile la perspective de retrouver enfin un poste d'essence à St-Rambert, il est bien difficile de ne pas en tenir compte. Mais comme cela a été dit, il eut été bien plus judicieux que cette grande surface soit près du centre. Et ce n'est pas le cas. Alors, en marge des turpitudes que doivent subir les élus de l'opposition, il ya des moments où leur position sur cette question, en l'occurrence l'abstention est un peu moins difficile à prendre !
Baignade dangereuse
En l'absence d'une piscine municipale, des jeunes vont se baigner dans le Rhône en ce moment. N'est-ce pas un peu dangereux avec les concentrations de PCR en ces périodes de basses eaux ? Visiblement, JM DUCOIN remue le couteau dans la plaie, car même si ce qui se passe au bord du Rhône ne relève pas de la commune, l'absence d'équipements publics pour la baignade implique quand même une responsabilité morale. quelque part ... A voir !
* le terme est de St-Rambert webdo
du site "Bluestar silicones" de Salaise sur Sanne. Alors que plus de 200 emplois sont annoncés à l'occasion de cette implantation, la lecture dudossier d'enquête publique fait apparaître clairement que certains produits sont hautement dangereux. Pas au niveau de leur processus de fabrication, certainement très contrôlé et confiné, mais plutôt au niveau de leur transport. C'est là que le bât blesse souligne Jean Marc DUCOIN, qui rappelle que notre territoire communal, en raison de sa plateforme de tri ferroviaire, sera sans doute concerné de très près par les manoeuvres des wagons qui transporteront les nouveaux produits, des chlorosilanes potentiellement toxiques et surtout inflammables et explosibles au contact de l'air.
Quand Gérard ORIOL lui objecte que les communes mêmes où sont fabriqués les produits courent un risque elles aussi , il répond qu'à la différence de ses voisines de l'Isère, St-Rambert d'Albon n'est pas classée en zone SEVESO et que de ce fait, elle ne pourrait pas bénéficier des moyens de secours exceptionnels que garantit ce classement ! "Qu'en est-il alors de la réunion de concertation que nous avions suggérée il y a plusieurs mois pour faire se rencontrer le SDIS, la commune, les industriels et la SNCF" demandait en conclusion cet élu de l'opposition.
Le social et l'éducatif toujours au cœur du débat
Les tarifs du centre social, dont l'échelle et le niveau, selon Pierre CHAUTARD ne tiennent pas bien compte des spécificités du public rambertois, l'exiguité d'installations scolaires qui ne sont pas adaptées aux besoins selon Audrey DELALEX, et la relative stagnation des effectifs en personnels auxiliaires au regard de l'explosion démographique (V.BOURGET) constituent autant de pierres d'achoppement entre les projets de la majorité et de l'opposition. Le maire objecte cependant qu'en l'attente d'un rachat éventuel des locaux de l'école FetA MARTIN par le Conseil Général pour agrandir le collège, il n'y a plus lieu de faire des investissements. Oui mais les élèves vont attendre encore combien de temps demande Mme DELALEX ?
Conseil municipal: Des turbulences au dessus de la place de la mairie !
Avec 18
délibérations inscrites, 8 questions orales de l'opposition, ouvert à 19h
et des poussières, la séance du conseil municipal de ce 25 juin avait tout
pour durer très tard. Il n'en n'a rien été ! A 20h20, malgré les questions
multiples de l'opposition ( il y avait matière), tout était plié et le Maire M. Gérard ORIOL souhaitait à tous
de bonnes vacances.
De débat il n'y en avait pas eu ou presque , chaque question étant la plupart du temps renvoyée comme une balle de ping-pong, en référence au "erreurs" des prédécesseurs ( années dans les 70 et 80 ) ou aux pratiques des autres municipalités contemporaines, sans vraiment tenir compte de la spécificité rambertoise.
Quelques sujets cependant émergeaient de cet ordre du jour fleuve, parmi lesquels le changement de décor de la place de la mairie et tout ce qui s'y rattache ( peut-on l'appeler le nouveau centre... ville ?), l'environnement industriel régional ( Projet "Bluestar silicones" à Salaises, la vie économique avec la demande de Centre Leclerc, la vie sociale et éducative avec les écoles, les tarifs du centre social, les loisirs des jeunes, etc...