VIVRE: Un assemblée générale sur le fond !
Vendredi soir à la salle Jules Védrines ( Ex Foyer d'Animation) avait lieu l'assemblée générale annuelle de l'association Vivre. Une assistance toujours plus nombreuse, beaucoup de questions et de remarques de plus en plus éclairées au fil des années, il semble que la relation au quotidien des citoyens avec leur environnement et leur connaissance de plus en plus pointue de ce que peut lui apporter atteinte devienne irréversible. C'est ce que venant de l'extérieur, on a pu ressentir en assistant à cette séance, c'est que le fond prend très nettement le pas sur la forme, même si ce que l'on entend est très technique. Le citoyen habitant met de plus en plus son nez là où certains ne voudraient pas qu'il fut, et un tel débat fait sentir s'éloigner irréversiblement l'époque du "consensus productiviste" pas très regardant sur les intérêts supérieurs de l'être humain vis à vis de sa dépendance à l'environnement .
Les travaux:
La séance comprenait les interventions de
J-Luc Pérouze (GDE), Michel
Fayan (GDE voyage à Rocquancourt), J-Jacques Delbecque (site internet),
Gilbert Baude (centrale nucléaire) et Jean Pertuis (Trédi, Suivi
Environnemental et PPRT), enfin celle de Paul Conjard pour les finances. Un
vidéoprojecteur permettait un lien direct avec le site et illustrait chaque
dossier. A
noter la présence de
nombreux représentants des départements riverains, Ardèche, Loire, Rhône et
Isère.
Le président Jean PERTUIS (photo ci dessous) souhaitait un renouvellement et manifestait le désir de céder sa place. Il faut dit-il, une nouvelle organisation pour que chacun ait sa place et pour la prise en compte de tous les dossiers de façon satisfaisante, en fonction des compétences . Il ajoutait que la tâche est de plus en plus lourde et demande toujours plus d’implication. De tout cela il en sera débattu au prochain CA. Deux membres nouveaux rentrent au CA : Gilbert Baude et Jean-Jacques Delbecque.
A l'issue d'exposés et débats très riche, les participants étaient très satisfaits de pouvoir partager ce que quelques uns avaient apporté.
Les temps forts de l’association en 2008 et début 2009.
Lors d'une rencontre avec Nathalie Kosciusko-Morizet en décembre dernier, deux importants dossiers ont été évoqués
Suite aux diverses demandes de VIVRE, la ministre
Nathalie Kosciusko-Morizet avait désigné un collaborateur qui lui rendait
directement compte des problèmes environnementaux du territoire. "Ce
dernier a pu nous faire obtenir un rendez-vous au cours de la visite de la
ministre au
salon Pollutec à Lyon le 2 décembre 2008. "Nous avons ainsi pu évoquer deux
dossiers importants : le Suivi Environnemental Global et le dossier GDE."
Manif sous la pluie le 6 Février:
Malgré des conditions météo détestables, 113 personnes ont manifesté devant chez GDE le 6 février 2009.(Photo ci dessous) Un blocage symbolique d’une demi-heure pour se faire entendre des pouvoirs publics.
Autres actions:
VIVRE s’est aussi déplacée à Rocquancourt le 4 avril 2009 dans le Calvados pour la création d’un collectif des associations riveraines de GDE.
Le 14 avril 2009, VIVRE et SAUVONS NOTRE FUTUR ont rencontré à la Défense à Paris, ministère de l’environnement, le directeur général de la prévention des risques, initiateur de la méthode dite « interprétation de l’état des milieux » qui sera mise en place pour le Suivi Environnemental Global.
Depuis maintenant six mois, le site internet de VIVRE est opérationnel, constamment mis à jour de tous les dossiers en cours, il a aussi une rubrique « santé environnement » qui est très visitée.
Pour pouvoir ester en justice ?
En outre, VIVRE provoquera une assemblée générale extraordinaire afin de modifier ses statuts pour pouvoir poursuivre des actions en justice (au pénal).
Les différents dossiers abordés.
Suivi de l’incinérateur TREDI :
Comme il le fait à la DRIRE, l’industriel communique chaque mois son bilan de fonctionnement, à VIVRE et ses membres sont ainsi informés en toute transparence. 2008 a été une année importante puisque l’industriel a mis en place des contrôles permanents effectués par des prestataires extérieurs comme ils le demandaient. Ces contrôles ont été comparés avec les deux contrôles inopinés mensuels effectués sur les 4 unités. Comme les résultats étaient absolument comparables, la DRIRE a validé les contrôles extérieurs et a pu ainsi lever les contrôles inopinés. TREDI a un projet de déferraillage de ses mâchefers, le transport des produits s’effectuera par voie ferrée.
Suivi du broyeur GDE :
GDE a obtenu une autorisation d’exploiter sur une
tromperie : il ne devait émettre que des poussières. Or, selon les propres
analyses de GDE que les animateurs de VIVRE ont pu obtenir, il émet des substances toxiques
et cancérigènes dues à une combustion de véhicules non dépollués. GDE a été
sommé de diriger ses gaz vers un traitement, mais il n’a proposé qu’une
brumisation qui ne peut que fixer les poussières. La réglementation n’est
pas respectée : pas de dépollution des véhicules, pas de démontage des
matériaux recyclables, pas d’autorisation d’émettre des gaz et le Code de
l’Environnement n’est pas respecté. Enfin au cours d’une analyse effectuée
en juillet 2008, il a été décelé de la dioxine en valeur bien supérieure à
l’émission de l’incinérateur voisin.
Suivi de la Centrale Nucléaire de St-Alban :
VIVRE a été agréé pour faire partie de la Commission Locale d’Information, il y a eu une première réunion pour la mise en place de cette commission qui correspond aux nouvelles structures des CLI (directive de mars 2008) ou le collège des associations a toute sa place.
Suivi Environnemental Global :
Une seule réunion en début d’année 2008 a validé un cahier des charges que l'association a remis en cause constamment. "Nous avons obtenu de la DGPR quelques modifications mais qui resteront « à la marge ». La consolidation de ce suivi dépendra essentiellement de l’ampleur des investigations réellement effectuées dans l’environnement, de la bonne prise en compte de l’effet cumulatif des polluants, de la vérification de l’exactitude des données analytiques fournies par les industriels, et après un bilan complet effectué par un tiers, de la comparaison, milieu potentiellement pollué avec un milieu sain. Il ne s’agit que des polluants chimiques et c’est en fin d’études qu’il sera alors décidé ou pas s’il faut entreprendre une étude d’imprégnation des riverains.
Plan de Prévention des Risques Technologiques :
Conçu pour protéger la population, ce plan détermine l’urbanisme actuel et futur de toute une zone qu’il faut déterminer en fonction des dangers des entreprises à risques. Huit entreprises sont concernées et il a été élaboré une cartographie des aléas de surpression, thermiques, toxiques et de leurs enjeux. Un groupe de travail, dont fait partie VIVRE, déterminera les contraintes en fonctions des aléas. Deux réunions publiques sont programmées en juin.