Echos du Conseil Municipal:
Malgré un ordre du jour des plus réduits, la dernière réunion a été très tendue.
La délibération n°5 (prudemment) retirée...
Lundi soir, le conseil municipal se réunissait autour d'une "note de synthèse" assez courte, puisqu'elle ne comprenait que 6 points, contre beaucoup plus d'habitude. En revanche, et malgré le retrait de la cinquième délibération qui devait attribuer une subvention de 2 000 € au St Vallier Basket Drôme ( pour traitement ultérieur selon le maire ), les débats ont été denses et tendus, au point que l'opposition quitte la salle au moment où la séance allait être déclarée close.
Au chapitre des sujets qui ne focalisèrent pas outre mesure l'attention puisqu'assez évidemment consensuels, une demande subvention pour l'éducation musicale, et un avenant à une convention de mise à disposition. Par ailleurs, la mise à l'o.d.j. de divers contrat d'entretien n'était pas approuvée par les opposants qui estimaient que ces questions là peuvent très bien être gérées plus globalement.
Le repos dominical en question
Le maire fait état d'une demande transmise par le préfet, concernant une dérogation à la règle du repos dominical des salariés d'EXAPAC pour les dimanche 3 et 10 mai, en raison de l'interdiction faite aux camions de circuler les veilles de pont. Par la voix de JM DUCOIN, l'opposition, en sbstance, déplore qu'une fois de plus, après les caméras vidéos et le passeport biométrique, St-Rambert d'Albon serve de laboratoire à des "pas en arrière" pour les libertés et les acquis sociaux ( La règle du repos dominical, instaurée en 1907, ne peut être contournée dit-il, que pour les professions ayant trait à la santé, aux services publics et à l'alimentaire )
Deux autres délibérations soumises:
Rattrapage budgétaire pour la formation des élus
Si une délibération a été retirée au dernier moment ( voir plus haut), une autre en revanche est ajoutée, concernant une requête des élus de l'opposition.
Une lettre de Vincent BOURGET et Jean Marc TAIRRAZ récemment adressée à M. le Préfet, s'étonnait que contrairement à la loi, aucun budget n'ait été prévu à St-Rambert d'Albon pour la formation des élus. A ce titre, le maire propose donc l'inscription d'une somme de 2200 € pour 2009.
Une autre délibération concerne la création d'un emploi occasionnel d'adjoint administratif de première classe. Le texte de la délibération n'indiquant pas le but de cette création de poste, Vincent BOURGET demande quelques précisions. Il s'agirait de l'arrivée d'un fonctionnaire de police de Paris, qui souhaite se rapprocher de sa région d'origine et serait nommé à l'accueil.
Les questions orales des élus de l'opposition déclenchent des "dérapages verbaux"
Une question d'Audrey DELALEX suggérait qu'en vertu un décret du 24 mars 2000, on envisage pour St-Rambert la mise en place d'une convention permettant une meilleure complémentarité entre police nationale et police municipale. Proposition jugée inutile par le maire qui juge incompatibles les missions de la gendarmerie ( s'appliquant à un vaste territoire) et de la police municipale. Une telle orientation, rajoute l'auteure de la question, permettrait pourtant une meilleure efficacité de ces services au bénéfice de la population.
Autre pierre d'achoppement: La prévention spécialisée: Vincent BOURGET demande ce que compte faire la mairie par rapport à la dotation départementale de 2,5 temps plein d'éducateur spécialisé au bénéfice du nord Drôme, alors que les secteurs de St-Rambert et Anneyron sont particulièrement ciblés. Le maire explique que ces effectifs pourront être amenés à intervenir globalement sur l'un ou l'autre des secteurs à problème -y compris St-Vallier-, et pas de manière permanente sur un secteur donné.
Enfin, sur la question du tri des matières dangereuses, à nouveau soulevée par JM DUCOIN à propos des engagements pris par le maire dans le bulletin municipal n°68, de réunir les municipalité, le SDIS, la SNCF et les organisations syndicales, il demande où en est ce "dossier concernant la santé publique des rambertois" ? "Je m'en f..." répond le maire, sans doute excédé par la rafale des questions d'une opposition manifestement moins confortable que celle du mandat précédant.
Cette forte tension n'était sans doute pas de nature à détendre l'atmosphère quad fut abordé par JM TAIRRAZ la question d'un autre engagement pris, celui de faire revivre un club de football à St-Rambert d'Albon. Le conseiller municipal de vit alors reprocher de "n'avoir rien fait personnellement en tant que bénévole". Mais s'agissant du sport qui touche le plus les populations parfois en difficulté, la question était sans doute plus de savoir quels moyens éducatifs particuliers la commune pourrait mettre en oeuvre pour la renaissance de ce sport dans la commune, plutôt que de compter combien elle avait du payer pour combler les déficits du club sur les dernières années. Le débat sur cette question fut aussi générateur de propos à l'encontre de certains conseillers et conseillères, et dont la nature amena les élus d'opposition à quitter la salle ostensiblement en signe de protestation.