"Partager les profits plutôt que les salaires". Jean José GARCIA, secrétaire de l'UL CGT de St-Rambert a ainsi donné le ton d'un 1er mai pas comme les autres
"Maintenant, le moment est venu"
C'est en faisant référence au grand leader africain Nelson MANDELA que le secrétaire de la CGT de St-Rambert commença son propos. devant une centaine de militants de tous âges, rassemblés devant la poste. Il citait le mot "Sekunjalo" ("maintenant le moment est venu") par lequel Nelson MANDELA commençait tous ses discours lors des premières élections libres en Afrique du Sud.
En effet, dit-il, 120 ans après la décision de faire du 1er mai la journée de solidarité ouvrière internationale, l'appel lancé par toutes les organisations syndicales françaises prend une dimension lourde de colère et d'indignation, car rares sont dans l'histoire sociale les mobilisations où une telle convergence et une telle unanimité se font jour entre salariés, privés d'emploi, retraités et jeunesse.
Partager les profits plutôt que les salaires !
Les patronats français et européen ont une drôle de conception de la solidarité: Pour eux, il faudrait partager nos salaires ? Pourquoi ce ne serait pas plutôt aux profits d'êtres partagés ?
Le patronat souhaite même profiter de la crise pour bloquer, voire abaisser les salaires ou remettre en cause les systèmes de protection sociale, les services publics...
Des licenciements chez nous aussi...
Le responsable nord drômois de la CGT rappelait les dégâts occasionnés sur l'emploi dans notre secteur: Chez Rousset, 9 licenciements, à la poterie d'Anneyron 9 licenciements, UGIGRIP Epinouze 9 licenciements, Lafuma 9 licenciements, base d'Albon 12 licenciements.
120 milliards d'euros à récupérer...
Le travail et le social doivent prendre le pas sur la finance, avec des mesures économiques qui favorisent le progrès social et le développement. On pourrait dégager 120 milliards d'euros en changeant les orientations des fiances publiques et en supprimant les cadeaux fiscaux et niches fiscales et les exonérations de cotisations.
En conclusion de cette intervention très offensive, JJ GARCIA appelait à poursuivre les luttes revendicatives, dans l'unité la plus large. Exprimer "notre désir de paix, de désarmement et rejeter toutes formes d'exclusion, de racisme et d'intolérance" est aussi souligna-t-il "synonyme de solidarité avec tous les peuples bâillonnés ou les militants syndicalistes emprisonnés qui se battent pour la liberté et les avancées sociales."
Pour la 1ère fois depuis de nombreuses années, les participants formaient un cortège et se rendaient à la salle Jules Védrines pour le verre de l'amitié.