Le CFAL ne passera pas chez nous !
Satisfactions au sud, amertume dans le Val d'Ozon, où des élus de la majorité disent avoir l'impression que "l'affaire était courue d'avance"
Pour beaucoup de citoyens Rhônalpins au sud de LYON, ce 20 Avril était à coup sûr une date qui devrait faire parler d'elle. Marquée d'une pierre blanche pour nous, il en est tout autrement pour les habitant du Val d'Ozon, qui "héritent du bébé", même si le tableau n'est pas si noir... à conditions que les promesses soient tenues.
Chez nous, toutes les personnes qui se sont mobilisées pour mener le combat affichent aujourd'hui leur satisfaction.
A commencer par Alain PICHAT, Président d'ALTER (Maire de Beauvoir sur Marc) " Merci pour votre soutien. Restons solidaires, aux côtés de celles et ceux qui vont soufir des nuisances; pour les aider à faire mettre en euvre des protections adaptées".
Cathy
MURAT, représentante sur St-Rambert de l'APPNV estime "que le bon sens a
triomphé, et que son association ne peut que se féliciter de cette décision.
Nous restons cependant attentifs à ce dossier dit-elle, et nous mènerons par
ailleurs toutes les actions nécessaires afin que la protection et le respect
de l'environnement soient préservés "
"Le Progrès de Lyon" fait état pour sa part des motivations principales du choix gouvernemental: "Les fuseaux de passage au sud de Vienne ont d'emblée été mis hors course, car trop éloignés de l'agglomération Lyonnaise ....
Nos photos: Le 18 Décembre dernier à Anneyron, élus régionaux
et techniciens du projet avaient réuni un très important auditoire
de riverains potentiels inquiets
Les fuseaux se raccordant au nord de Vienne sont jugés les plus courts et les moins coûteux ... RFF prévoit "unecouverture de près de 70%" des 21 kms du tracé.
Le
journal rapporte aussi la démission de Paul VIDAL, maire UMP de Toussieu, de
son poste de Président de PARFER pour qui "l'affaire était courue
d'avance". Il indique toutefois que l'association dont il reste membre
"engagera toutes les procédures judiciaires nécessaires" pour contester
la forme du dossier
Pour sa part, l'édition Nord-Iséroise du Dauphiné Libéré rappelle que deux ans tout juste après avoir entendu un ministre, Dominique PERBEN, écarter leur secteur du champ des hypothèses, c'est bien sur leur tête ( les habitants du Val d'Ozon ) que le couperet a fini par tomber. Beaucoup de riverains pensent d'ailleurs, dit le journal, qu'il n'a jamais été question d'autre choix et que l'extension du périmètre d'étude à la ligne LGV et au pays viennois n'a servi que de paravent. Impression confortée par l'aveu du préfet de région lui même qui déclarait , au terme du comité de pilotage, que " le meilleur projet n'est pas celui qui va vers la Drôme, qui est très cher. De ce fait, tout le monde savait à l'avance que cela ne se ferait jamais "
Le Dauphiné rappelle le tracé retenu:
Le tracé "Plaine d'Heyrieux-Sibelin Nord" est long de 21 kilomètres. L'estimation de son coût par Réseau ferré de France, maître d'ouvrage du projet, est de 1,4 milliard d'€. Il part de Grenay pour relier le site ferroviaire de Sibelin, à Solaize, via les communes de Saint-Pierre-de-Chandieu, Toussieu, Chaponnay, Mions, Marennes, Corbas et Saint-Symphorien-d'Ozon. Il transite par des secteurs densément peuplés, passe près d'une zone de captage à Mions et pénètre dans le périmètre du site Seveso de Feyzin.