Une fois n'est pas coutume, on ne va pas parler de St-Rambert !

 

Amis rugbymen, n'en veuillez pas au webdo de vous avoir fait des infidélités pour la matinée saucisses de dimanche ! En fait, votre honorable correspondant était "en goguette" du côté de St-Denis, pour assister "en live" à ce France-Ecosse que l'histoire, paraît-il, ne retiendra pas pour une des plus belles pages qu'ait écrites le quinze de France. Qu'à cela ne tienne. Toutes celles ou ceux qui ont eu la chance d'assister à un match des 6 nations sans l'intermédiaire du petit écran vous le diront: C'est un enchantement.

 

Donc, comme notre fifille - qui habite à 15mn de métro du stade de France- a eu la bonne  idée de nous en offrir une place comme cadeau de Noël, samedi à 15h45 nous entrions dans l'enceinte magique. La clameur... on ne vous dit pas ! Pas pour nous certes, on n'est pas Johnny ou Bigard, ou plus prosaïquement un des dieux du stade. Mais visiblement, les 79 999 et quelques autres étaient eux aussi bien contents d'être là, et ils le faisaient entendre les bougres !

 

Une fois coincé sur son siège, ( niveau B merci ma grande ) on n'a plus tellement le loisir de se balader, comme chez nous au stade des bords du Rhône. Donc attention aux fourmis dans les jambes, et aussi au froid aux pieds, qui au mois de février, sans les chaussures et chaussettes ad hoc risquent vite de se transformer en glaçons . Mais quand résonne la Marseillaise jouée par la musique de la garde mobile,  le coeur bat plus vite, alors le sang circule quand même.

 

Bon; n'attendez pas de nous qu'on vous refasse le match. France 2 l'aura bien mieux fait, et avec des moyens techniques qui n'ont rien à voir avec ceux du webdo, n'est ce pas, fidèles amateurs de nos vidéos où l'on ne voit pas beaucoup d'essais. Mais bon, il faudrait quand même aussi en marquer un peu plus, hein les blanc et rouge !

 

Non, au lieu des succulentes saucisses de dimanche matin, vous n'aurez à vous mettre sous la dent qu' un peu d'ambiance. Mais quel bonheur quand l'ovalie est là ( Ca pourrait faire une chanson ! ), avec tous ces aficionados qui scandent, qui hurlent, s'enthousiasment,  même quand l'interprétation n'est pas au top comme cette fois, on a le palpitant qui bat la chamade.

 

Le jeu ? C'est vrai qu'on ne le voit pas beaucoup. En tous cas pas comme sur les petits écrans - de plus en plus grands d'ailleurs -. Mais il faut se faire une raison. Une retransmission est avant tout une émission de télévision, dotée de moyens techniques dont notre oeil tout seul ne dispose pas. Alors on voit un match, et même pas dans d'aussi bonnes conditions qu'au stade de notre club. Avec une vue d'ensemble, certes, mais si fuyante que lorsque Lionel Bauxis, pour le bien de son équipe, a la bonne idée d'écarter le danger loin de la place qui nous est affectée, c'est la déception. Ah si, quand même, l'essai de l'ami Fulgence n'était pas trop loin. mais il fut tellement fulgurant, que comme d'habitude la caméra de votre serviteur était dans sa poche !

 

Le plus surprenant amis rugbymen et rugbywomen:

Alors que vers la fin notre équipe courait encore mille dangers  de retour écossais, jamais la pensée de "zieuter" le chrono ne nous a effleurés. La magie devait être si forte que pour nous, le coup de sifflet final est tombé non pas comme un signal libérateur, mais comme la fin d'un rêve éveillé, nous contraignant à retourner aux réalités.

 

Alors retournons donc aux réalités. Et alors là chapeau. Alors que le trajet de l'aller s'était déroulé dans une rame de métro surcompressée de la ligne 13, en compagnie de joyeux drilles rugbymen qui firent un tabac à un timide porteur de bouquet de la St-Valentin parvenu à se glisser au milieu d'eux ( bonjour les roses !), le retour fut une merveille d'organisation.

 

Lâchés sur la grande esplanade sud qui conduit à la gare du RER, les milliers et milliers de spectateurs qui avait choisi ce mode de locomotion n'ont attendu que quelques minutes tout au plus pour repartir. Une merveille d'organisation qui a eu depuis 11 ans le temps de se roder, mais qui fonctionne comme une mécanique de précision là où le "tohu bohu" pourrait être total.

 

Sortis du stade aux alentours de 18 heures, nous mettions les pieds sous la table à 19 heures, dans un pub du centre de Paris. En ces temps de doute, cela valait bien un petit mot. Organisateurs... public...et rugby...: Un compliment de plus à mettre à l'actif d'un sport qui na pas fini de nous donner chaud au coeur.

 

Photos:

La grande enceinte: Un choc lorsqu'on la découvre, à la sortie du "vomitorium"... si si c'est comme ça que ça s'appelle !

A l'échauffement, devinez qui !

Les bleus étaient en blanc...C'est peut être pour ça qu'ils n'étaient pas dans leur assiette

 

Vidéo: Tour d'horizon avant l'entrée en piste

 

Rugby: Une fois n'est pas coutume...

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