Le 8 Novembre 2006
Mardi matin est arrivé au Havre, un navire transportant une première partie des  substances contaminées par les déchets toxiques (dont les émanations ont entraîné la mort de 10 personnes, des dizaines d’hospitalisations et plus de 100 000 consultations médicales, fin août, à Abidjan en Côte d'Ivoire).

 

Ces déchets dangereux seront incinérés à Salaise (Isère) par la société  Trédi, filiale du groupe français Séché.


Les travaux de dépollution en Côte-d'Ivoire ont également été attribués à cette même société.


Ces 528 tonnes de déchets pétroliers, boueux et pestilentiels que la société Trafigura avait conduit  en Côte d’Ivoire, sont devenus 6000 tonnes de déchets toxiques , résultat de la dépollution des 17 décharges et terrains vagues où ces produits avaient été dispersés.


La Préfecture, en charge de la CLI, n’a pas réuni cette commission en 2006.
Les derniers résultats de mesures des dioxines émises par cet incinérateur à nous avoir été communiqués datent donc de 2004. Alors que cette entreprise affiche sa transparence, Séché ne révèle pas certaines informations, pourtant d’intérêt public, notamment des mesures de dioxines en sortie de cheminée qui n’ont pas été communiquées en réunion de CLI.

Depuis 2004, nous n’avons pas  de rapport d’analyse des rejets dans le Rhône. Nous n’avons jamais vu de rapport sur les contrôles d’étanchéité  de grandes fosses à déchets qui sont en
 

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Incinération en Isère des déchets toxiques d’Abidjan:  Quelle transparence ?

Communiqué de l’association VIVRE.

 

ou plutôt les disfonctionnements que nous redoutons de cet incinérateur.
Nous ne comprenons pas le choix de l’industriel de l’unité n° 2 pour traiter ces déchets toxiques en provenance d’Abidjan :
Ce four traite déjà contractuellement des déchets siliconés avec beaucoup de difficultés, notamment pour filtrer les poussières produites .
C’est justement ce même four qui avait les plus mauvais résultats en matière de mâchefers toxiques produits par l’incinération. Ces résultats ne sont d’ailleurs plus communiqués par l’entreprise depuis  2003 alors que leur taux d’imbrûlés élevé est significatif du mauvais fonctionnement de cette installation.
Les gigantesques quantités de fumées qui s’échappent quotidiennement depuis 20 ans des cheminées de l’incinérateur de Salaise, s’ajoutent à celles émanant d’autres activités polluantes voisines, dont l’unité de broyage de métaux appartenant à Guy Dauphin Environnement ( M. Claude Dauphin, directeur de la zone Afrique de l’Ouest de Trafigura BV, société qui  a affrété le bateau  ayant transporté ces déchets à Abidjan est actuellement emprisonné en Côte d’Ivoire).
Pour les habitants, ces fumées manquent de transparence et auront sans doute, dans les mois qui viennent, un petit parfum exotique…
 

 

 


béton attaquable aux acides et menacent la nappe phréatique.

Les  quantités de dioxines (puissant cancérigène, responsables de malformations et autres graves pathologies) émises par cet incinérateur, ont atteint  plus de 400 fois la norme, (résultats d’analyses non publiés).
 

Sachant que la durée de vie des dioxines dans le sol est de plusieursdécennies, les habitants, inquiets de l’augmentation perçue du nombre de cas de cancer aux environs de cet incinérateur, veulent savoir s’ils peuvent consommer les produits alimentaires locaux, ou allaiter leurs enfants.
Après des analyses  de sols  aux résultats alarmants et contradictoires, notre demande d’une enquête épidémiologique et d’une campagne de mesures de dioxines indépendante et conduite par les pouvoirs publics, n’a pas été entendue.


M. le Sous-préfet avait pourtant fait une demande en ce sens aux représentants de la DASS présents en réunion de CLI le 21 juin 05, mais cette demande n’apparaît pas dans le compte-rendu reçu le 22 mai 06.

"Vivre" s’interroge donc sur la capacité des pouvoirs publics à faire respecter la loi et sur la « transparence » du groupe Seché-Tredi.


Nous attendons réponse à notre courrier à  Séché Tredi posant certaines questions concernant le  fonctionnement,