Communauté de communes: Quelle serait la bonne territorialité ?
La
France compte 36000 communes, c'est trop, tout le monde est d'accord là
dessus.
D'un point de vue rationnel en tous cas. Car c'est aussi une garantie de démocratie par la proximité que cela assure entre élus et citoyens.
Partageant cette idée, le président de la Communauté de communes Rhône-Valloire M. Freddy MARTIN-ROSSEY ( Maire d'Epinouze ), qui animait récemment une réunion de son Conseil Communautaire, consacrait une bonne partie des débats à une réflexion sur les enjeux auxquels est confronté notre territoire intercommunal.
Plus petit que le GICAM, dont il est l'héritier, aux côtés de la communauté de Communes des 2 Rives ( dont le pôle central est St-Vallier ) et celle, baucoup plus modeste,de la Galaure, il constatait qu'à beaucoup d'égards aujourd'hui, la taille de notre groupement ne correspond pas, et de loin, à celle qu'il faudrait avoir pour être un interlocuteur de poids, entre le pôle Lyonnais et le pôle Valentinois.
Selon lui, la première des démarches serait sans doute de se rapprocher de celles-ci, soit en vue d'une fusion, soit au moins pour des partenariats très concrets. Mais serait-ce suffisant pour atteindre la taille nécessaire ? Certainement pas. On pense alors à tous les territoires qui nous entourent tels que les bassins de Roussillon, Beaurepaire, et Annonay... Mais y a -t-il des points de rapprochement avec eux ?
Même avec des arguments forts comme notre situation géographique de premier axe trans-rhodanien au sud de Lyon ou l'existence de la gare de St-Rambert en plein coeur de ce grand territoire, le simple cumul des surfaces des zones d'activités des uns et des autres suffirait-il à persuader tous ces partenaires potentiels de la pertinence d'un regroupement ?
Et Vienne dans tout ça ? N'a t-elle pas à notre égard les mêmes visées pour s'assurer de ne pas être mangée par son énorme voisin du Grand Lyon ? Alors, entre Lyon et Valence, qui sera à même de "faire le poids" pour éviter que nous ne soyons phagocytés ?
Pour sa part, Alain GENTHON, Maire d'Anneyron et 2ème Vice Président du Conseil Général s'interrogeait aussi sur ce qui fait territoire. Pour lui, la dimension économique n'est certainement pas le seul facteur à devoir prendre en compte. En effet, les habitudes et les besoins de la population - santé, éducation et culture , sports etc... - ne militent pas en faveur d'un espace de référence trop vaste, qui génèrerait fatalement des distances à parcourir trop grandes pour accéder à ces services ?
Le Conseil Communautaire acceptait très majoritairement le principe d'aller vers des partenariats concrets avec les territoires voisins, à titre de bancs d'essais pour une éventuelle fusion. Encore faudra-t-il que les mêmes aspirations se manifestent de leur part. A suivre...
Notre photo: Au Creux de la Thine ( à côté du panier fermier ) le siège de la Communauté de Communes Rhône Valloire