Quand l'eau a le culot de s'inviter sur des zones où la construction a été autorisée ! Un comble !
Après
l'évènement aquatique qui a focalisé l'attention sur le nord Drôme ce
week-end, et précisément chez nous, au quartier des Clavettes, on ne peut
s'empêcher de penser que décidemment, personne n'est à l'abri.
En effet, nos rivières sont tout sauf des torrents de montagne sensibles aux précipitations brutales.
Pourtant, ce qui vient de se passer, sans être catastrophique au regard de ce qui a été vécu à St-Donat en septembre, entame sérieusement la confiance béate qu'on pourrait accorder à un relief sans accident comme le notre. Que s'est-il passé ?
Un phénomène nouveau
Parmi la dizaine de maisons qui ont été sinistrées, quelques-unes jouxtent la voie ferrée St-Rambert-Rives qui s'est comportée comme une tranchée exutoire.
De mémoire de rambertois bien
informé, jamais pareil évènement ne s'était produit depuis la construction
de la voie au XIXème siècle.
Tout avait été prévu pour que la rivière reste bien chez elle, et dans ses zones inondables autorisées, les "chambres d'emprunt", grâce auxquelles d'ailleurs les nappes phréatiques se rechargeaient bien mieux qu'aujourd'hui. Comment de tels débordements peuvent-ils désormais se produire, alors que les précipitations que nous venons de subir n'ont rien d'exceptionnel - même si les années précédentes en ont été chiches - ?
Manque d'entretien... ou conséquences de l'urbanisation de ces anciennes terres qui, au temps où elles étaient vouées à l'agriculture, n'étaient pas trop gênées par une submersion de temps en temps.
Comme le montrent les images ci-dessus et ci-contre, le fossé de la voie de Rives, qui à certains endroits est très proche de la rivière, a pu canaliser de grandes quantités d'eau vers ces maisons qui étaient entourées d'eau samedi
Vidéo Mieux que les images fixes, lmême 24 h après l'évènement, la vidéo donne une idée de la puissance de l'eau . Cliquez !