La manifestation contre les rejets de GDE à Sablons: Beaucoup de monde malgré la pluie !
Vendredi après midi,
à l'appel des associations VIVRE et SAUVONS NOTRE FUTUR, et malgré une pluie
incessante, plus d'une centaine de manifestants se sont rassemblés devant l'entrée de l'usine GDE de Sablons..
Depuis des années, disent-elles, nous essayons d'obtenir la diminution des
rejets polluants de cette activité , mais les
pouvoirs publics semblent impuissants à faire respecter la loi par
l'exploitant, qui s'était engagé à ne rejeter que des poussières. En
réalité, les associations affirment que le dépolluage préalable des
véhicules destinés à être broyés n'est pas effectué, et que de ce fait GDE
rejette dans l'atmosphère des tonnes de gazs toxiques ( 16 tonnes en 2007)
qui font courir de graves dangers à la population et à l'environnement dans
son ensemble. La relation qui a été faite de leur mouvement sur les antennes
de France 3 a suscité de leur part la réaction suivante
"Communiqué des
associations "VIVRE" et "SAUVONS NOTRE FUTUR", le 7/2/09.
Au cours du reportage de
France 3 diffusé au soir de la manifestation organisée par les associations
VIVRE et SAUVONS NOTRE FUTUR le 6 février 2009 à Salaise devant l'entreprise
GDE, un responsable de la DRIRE a fait pour le moins des déclarations
surprenantes. Le reportage donne à entendre que selon la direction de GDE,
"les fumées seraient filtrées …des informations confirmées par la DRIRE ".
C'est un mensonge de plus. Nous affirmons que les fumées ne sont pas
filtrées. Dans le montage diffusé, le responsable Environnement de la DRIRE
dit textuellement: "On fait régulièrement des contrôles inopinés des rejets,
c'est à dire qu'on envoie des organismes agréés pour vérifier … nous n'avons
pas identifié de non-conformité."
Bien que membres de la commission d'information de cet établissement, les
associations n'ont pas eu communication de l'existence de tels contrôles
inopinés. Jusqu'à la dernière réunion de cette commission, les seules
mesures de rejets réalisées étaient commanditées par l'exploitant en
application de l'arrêté préfectoral
de juin 2007 obtenu par les associations. Nous sommes dans l'attente d'une
réponse concrète de l'administration face à l'absence de réponses de GDE aux
demandes de la préfecture par courrier du 30
octobre 2008. Nous attendons que l'on nous dise où sont enfouis les résidus
toxiques de l'activité.
Les associations demandent aussi depuis longtemps la traçabilité de la
réelle dépollution des véhicules avant broyage.
Enfin, nous sommes toujours dans l'attente de réponses à nos trois demandes
essentielles, pourtant simples : que les rejets de GDE soient canalisés,
traités, et mesurés, comme n'importe quelle installation émettant des rejets
polluants. VIVRE a calculé, sur la base des déclarations de mesures en
auto-surveillance de l'exploitant, que pour la seule année 2007, GDE Salaise
a rejeté plus de 16 tonnes de COV, en sortie d'une cheminée qui ne capte
qu'une partie des rejets et sans parler bien sûr de tous les autres
polluants émis et non mesurés.
Ces rejets toxiques reconnus par l’exploitant sont principalement des
hydrocarbures dont le rejet à l'atmosphère est dû à l'absence de dépollution
des véhicules avant broyage, pourtant obligatoire. L'étude d'impact fournie
par GDE pour obtenir l'autorisation d'exploiter prétendait pourtant que les
seuls rejets seraient des poussières et précise :" les émissions gazeuses ne
sont pas retenues compte tenu de l'absence d'installations de
combustion et de l'absence d'utilisation de produits organiques volatils".
Or, 16 tonnes de gaz toxiques rejetés par an, ça fait quand même beaucoup
pour une installation censée n'émettre que des poussières ! Si, dans ces
conditions, la DRIRE estime qu'"il n'y a pas de non conformité", alors les
habitants des communes environnantes n'ont plus qu'à tenir fermées portes et
fenêtres !"